Comme tout blogeur culinaire qui se respecte, j'adore les livres de cuisine. Je ne peux pas mettre un pied dans une librairie sans aller faire un petit tour au rayon cuisine. Cela dit, je suis bien obligée de me limiter dans mes achats, d'abord parce que je lis beaucoup en général, donc mon bubget livres est déjà conséquent, et ensuite car généralement j'achète et je n'utilise pas. Quand je suis dans la librairie j'ai le sentiment qu'un livre est essentiel, que je vais refaire la quasi totalité de ses recettes. Quand j'arrive à la maison je le bouquine quelques heures, je colle des post-it sur presque toutes les pages (du coup ça sert pas à grand chose), je l'installe sur l'étagère de ma cuisine histoire qu'il fasse connaissance avec ses nouveaux amis (mes autres livres de cuisine) et irrémédiablement je l'oublie. Oh, je vais faire peut être une recette exceptionnellement deux, mais au final je n'amortis pas beaucoup mes investissements, surtout depuis que j'ai découvert les blogs culinaires.
Parce que je sais comment se termine nos histoires avec mes livres de cuisine, je m'étais interdit de m'offrir une leçon de pâtisserie avec Christophe Felder. Et puis, ce week-end, j'sais pas, un moment de faiblesse, "Les crèmes de Christophe"  se sont retrouvées dans mes mains avec les autres achats du jour via la caisse du magasin.
Une fois arrivée à la maison, j'ai rien fait comme d'habitude : feuilletage rapide (faut dire que depuis le temps que je le regarde dans les librairies, on avait déjà bien fait connaissance), pas de post-it (façon j'vais toutes les faires ces crèmes) et oh miracle un test ce matin.
Je crois que j'ai commencé par la recette la plus classique, mais je ne suis pas déçue...

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Crèmes chocolat noir selon Chistophe Felder (4 pers)
120 g de chocolat noir à 70% de cacao
3 jaunes d'oeuf
30 g de sucre semoule
15cl de lait entier
15 cl de crème liquide entière

En premier lieu on m'explique, en image s'il vous plait, que je dois procéder comme une crème anglaise : je fouette les jaunes d'oeuf avec le sucre sans les faire blanchir. Pendant ce temps je mélange le lait et la crème et je mets le tout à bouillir doucement. Jusque là je maîtrise.

En second lieu, il faut verser le liquide chaud sur le mélange oeuf sucre en mélangeant. Quand tout est bien dilué, reverser le tout dans la casserole. Pas de soucis je maîtrise encore.

Ensuite on me demande de tout remettre dans la casserole et de faire chauffer doucement. Pas de problème j'ai déjà fait de la crème anglaise, pour le moment, les doigts dans le nez...

Je dois mélanger doucement avec la cuillère en bois pour obtenir une crème onctueuse qui sera cuite à 82°. Vite... opération : recherche du thermomètre... ouf quelle organisation je trouve immédiatement. Je programme 82° je plonge la sonde, aie!! quelques seconde après le thermomètre sonne : je dépasse 82°. Bon bon bon. Je fais quoi, je baisse le feu, mais ça reste au dessus de 82°. Pourquoi? c'est le thermomètre? mystère.  Je décide de faire comme d'hab pour mes crèmes anglaises, j'attends que la crème nappe la cuillère. Oui mais c'est pas comme d'hab, ça fait comme des grumeaux. Pas le temps de réfléchir, je fais comme si tout était normal et je continue.

On me dit ensuite de verser le liquide sur le chocolat concassé dans un saladier par petite quantitié et de bien mélanger jusqu'à ce que le chocolat soit bien fondu. Pas de soucis, mais y a toujours des sortes de grumeaux.

Enfin, on me propose - "pour un résultat optimal" - de mixer la crème au mixeur plongeant. Je m'exécute. Super les grumeaux disparaissent ma crème est onctueuse.

J'ai remplis des petits récipients récupérés de crèmes au chocolat achetées dans le commerce, et hop! au frigo pour deux heures.

Verdict : ces crèmes sont à se damner : goût de chocolat parfait, texture idéale (si ce n'est que ma crème n'est pas parfaitement lisse, il devait rester des micro-grumeaux). En revanche, c'est un peu sucré pour moi, mais ce n'est pas de l'avis de tous. Je mettrai un peu moins de sucre la prochaine fois.