Si vous suivez la rentrée littéraire, vous aurez peut-être remarqué dans les rayons de votre libraire préférée un roman au titre et à la couverture alléchants. Il s'agit du dernier roman d'Agnès Desarthe, "Mangez moi" (éd. de l'Olivier). J'avais déjà été attirée par le titre en passant un jour rapidement dans une librairie et lorsque j'ai lu la critique de Pascale Frey dans le magazine Elle, je suis partie acheter ce roman au pas de course. En effet, j'ai retenu deux choses dans l'article : d'abord il est bien question de nourriture dans ce roman et ensuite, Pascale Frey classe ce roman "dans la lignée d'"Ensemble c'est tout " d'Anna Gavalda". Il n'était pas nécessaire de m'en dire plus.
J'ai bien évidemment dévoré ce livre qui regorge d'odeurs et de saveurs à la fois douces et amères. Effectivement on retrouve un lien de parenté avec le fabuleux roman d'Anna Gavalda, même si je dois bien avouer que "Mangez moi" n'est pas aussi époustouflant qu'"Ensemble c'est tout".
Et pour rendre un hommage culinaire à cet ouvrage qui n'est certes pas un livre de cuisine, j'ai décidé de préparer un Osso-bucco. Pour quelle raison? Disons, sans dévoiler quoi que ce soit à celles et ceux qui ne l'ont pas lu, que cette recette marque, à mon sens, un moment symbolique dans l'histoire qu'Agnès Desarthe nous raconte.

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Il existe de très nombreuses recettes d'Osso Bucco. Pour ma part, je n'avais pas de recette parce que je n'en avais jamais cuisiné auparavant, et je dois même avouer que je n'en avais même jamais mangé... Je pouvais donc choisir une recette au hasard et la suivre consciencieusement. Seulement, en page 91 du livre, la narratrice énonce à propos de la cuisine, mais peut-être pas seulement, que "l'équilibre est la clé et je ne crois pas que l'équilibre puisse naître de la préméditation". Sur le coup, j'ai été totalement d'accord avec cette idée là. Aussi, j'ai lu deux ou trois recettes histoire de m'inprégner de la philosophie de l'osso bucco et j'y suis allée à l'instinct... sans préméditation!! Voilà ce que ça donne.

Osso-Bucco à ma façon (2 pers)
300 g de jarret de veau pour osso bucco
6 tomates (les miennes n'étaient pas très grosses)
200 g de carottes
2 oignons
5 cl de vin blanc
Le zeste d'un demi citron
1 petite gousse d'ail
1 càs de persil haché
2 càs de farine
2 càs d'huile
Sel/poivre/ thym/ laurier

Salez et poivrez la viande et farinez-là légèrement des deux cotés. Mettez les morceaux à dorer dans une cocotte allant au four (entre 5 et 10 mns).

Pendant ce temps, pelez et émincez les oignons et les carottes. Mettez de l'eau à bouillir pour y plonger les tomates incisées en croix. Laissez-les quelques instants, le temps que la peau se détache facilement. Pelez alors les tomates, enlevez les graines et détaillez les en petits cubes. Préchauffez le four à 160°.

Une fois la viande bien dorée, réservez-là et mettez les oignons et les carottes à dorer dans la cocotte. Quand oignons et carottes sont bien saisis (10 mn), rajoutez la viande et déglacez au vin blanc.

Une fois que le liquide a réduit dans la cocotte (5 mns), rajoutez les tomates, une branche de thym et une feuille de laurier et enfournez pour une heure. Arrosez régulièrement la viande avec le jus.

Au bout d'une heure, ajouter un mélange zeste, ail, persil, mélangez bien et remettez au four pour une heure de plus. J'ai prélevé le zeste à l'aide de l'économe et non pas à l'aide du zesteur de façon à pouvoir retirer les zestes avant de servir.
Cet osso bucco se marie très bien avec des pâtes fraiches ou une timbale de riz.