Mets aventures

Récit de mes tentatives, réussites et échecs culinaires

25 mars 2007

Pour vous nîmois...et les autres aussi

J'ai déjà eu l'occasion de vous dire que si je vis à St Etienne depuis plus de deux ans, je ne suis pas du tout originaire de cette région. Je suis née dans la ville de Nîmes, où j'ai passé les 20 premières années de ma vie.
Pourtant je ne suis pas une "vraie" nîmoise.
En effet, si j'adore l'ambiance des bodegas les nuits de la Féria de Pentecôte, je déteste les corridas, à ce point d'ailleurs que je n'en ai jamais vu. Et l'idée de faire la fête autour d'une mise à mort m'écoeure au plus au point. Vous imaginez bien, que c'est le genre d'idée que je ne peux absolument pas développer avec famille et amis nîmois qui sont prêts à se damner pour une place de corrida, et qui sont persuadés que de toute façon c'est moi qui ne comprends rien à ce spectacle.
Je trouve que c'est une ville du sud plutôt agréable, mais aussi une ville asphyxiée par sa soeur aînée Montpellier, et je ne suis pas du tout d'accord avec le qualificatif de "meilleure ville du monde" que nombre de nîmois décernent sans sourciller à leur chère ville. D'ailleurs le vrai nîmois ne quitte pas sa ville. Ça non, et il se sent dépérir si la vie le contraint de vivre, ne serait-ce que pour quelques mois, dans une autre ville.
Autre caractéristique ne faisant pas de moi une "vraie" nîmoise, je n'aime pas le pastis...Pourtant, tel un Gad Elmaleh du 51 (lui c'est la cigarette, chacun son truc), j'ai bien essayé de me forcer, de noyer la dose dans de l'eau, d'y rajouter toutes sortes de sirops. Mais y a vraiment rien à faire, j'aime vraiment pô. Après tout dans la mesure où je n'aime pas l'anis, il n'y a rien de très surprenant.
Enfin, et là... les nîmois qui passeraient par là vont définitivement me haïr, je déteste la brandade de Nîmes.
Pourtant, je dois bien reconnaître que c'est une jolie ville chargée d'histoire avec ces monuments romains, et qui a sa part de responsabilité dans l'existence des jeans. Si si, c'est vrai. Les premiers jeans étaient fabriqués avec une toile très solide, non destinée initialement à l'habillement, et qui était tissée à Nîmes, la fameuse toile Denim. Vous ne me croyez pas? allez vérifier ici.
Et au cas où je n'aurais pas consolé les nîmois qui lirait ces quelques lignes, voici quelques Samossas nîmois en guise de calumet de la paix. J'ai utilisé de la brandade de Nîmes toute prête, mais il est tout à possible de la préparer soi-même, il existe de nombreuses recettes. Vous pouvez déguster ces samossas nîmois en entrée avec une salade verte, ou les proposer en version plus petite pour un apéro dînatoire.

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Samossas nîmois (pour deux vrais nîmois)
1 bocal de brandade de Nîmes
6 feuilles de brick (ou des feuilles filo)
2 càs d'huile d'olive

Détaillez les feuilles de brick en un long rectangle et déposez une bonne cuillère à soupe de brandade au début du rectangle. Pliez en triangle, refermez les samossas et faites les dorer à la poêle avec 2 càs d'huile d'olive quelques minutes de chaque côté.
Verdict : personnellement je n'aime pas cette préparation plus que les autres (purée ou feuilletés), mais les "vrais" nîmois ADORENT.

Posté par audreycomb à 09:00 - Commentaires [10] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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