Quand j'étais petite, le vendredi était bien souvent à la maison le jour du poisson. Rien d'inhabituel à cela, sauf que si vous me lisez de temps à autre, j'ai déjà eu l'occasion de vous dire que j'avais un jour décidé de cesser de manger du poisson.
Je n'ai bien évidemment aucun souvenir des raisons qui ont motivé mon horreur du poisson pendant de si longues années, mais si j'en crois mes parents, je suis passée sans raison apparente d'une adoration sans borne du poisson à une haine inconsidérée. Et cet état a quand même durée une bonne dizaine d'années.
Je me rappelle parfaitement du jour où j'ai recommencé à manger du poisson. C'était à l'occasion de la communion de la fille de la meilleure amie de ma mère dans un restaurant proche de Nîmes. Et comme mes parents m'ont bien éduquée, même si je n'aimais pas jusqu'alors le poisson, je n'allais pas laisser mon assiette sans y toucher, et je me devais bien d'essayer de me forcer à en manger au moins un peu. Je me rappelle exactement du plat : c'était un filet de turbot (oui à y être...), avec une sauce aux petits légumes et une fleur de courgette farcie à la brandade. Je me rappelle encore la finesse de la chair du poisson, douce et parfumée, avec ces petits légumes dont je raffolais tant. Ce souvenir est si puissant, que je ne crois pas avoir mangé depuis lors un plat de poisson aussi fabuleux. Mais il faut bien dire que ce plat là avait la saveur de la découverte et le goût de la réconciliation.
Alors bien sûr la fleur de courgette farcie à la brandade, j'ai bien essayé... mais je n'ai pas pu. D'ailleurs, je n'aime toujours pas la brandade, rappelez vous
C'est donc avec soulagement que mes parents m'ont regardé du coin de l'oeil, un peu circonspect, manger mon poisson sans broncher. Avec soulagement, parce que le repas de vendredi midi était toujours délicat. Ce n'est pas parce que je refusais de manger du poisson que toute la famille allait être privée des bienfaits de ce mets. C'est ainsi que j'ai malgré tout continué à manger du poisson pané, que je décortiquais pour en ôter la moindre trace de chair noire ou des filets de poisson blanc frits, mais mes parents devaient se sacrifier pour me donner la queue de leurs filets que j'acceptais de manger car au moins j'étais sûre de ne pas tomber sur une arrête. Oui j'étais vraiment....compliquée!!
Mais aujourd'hui c'est très différent (quoique...maintenant c'est la viande qui me fait de moins en moins envie) je mange du poisson à toutes les sauces. Et lorsque j'ai vu la semaine dernière la recette de lilo, je me suis précipitée pour la refaire avec un poisson bien blanc, sans arrête accompagné d'un délicieux risotto au citron. Son poisson en croûte de moutarde et de flocons d'avoine est sincèrement délicieux.

100_2441

Dos de cabillaud pané aux flocons d'avoine, risotto au citron (2pers)
Pour le poisson
2 dos de cabillaud ou tout autre poisson blanc
1 càs de moutarde
1 càs de chapelure
2 càs de flocons d'avoine
2 càs d'huile neutre

Pour le risotto
100 g de riz arborio
2 petites échalotes
1 citron non traité
400 ml de bouillon de légumes
2 càs de parmesan
1 càs d'huile d'olive

Commencez par préparer le risotto : Prélevez le zeste du citron et pressez le pour en retirer le jus. Faites revenir les échalotes finement émincées dans l'huile d'olive. Quand elles sont translucides, ajouter le riz et faite le cuire ainsi jusqu'à ce que les grains de riz soient transparents. Ajoutez alors le jus du citron. quand il est absorbé, ajoutez le bouillon louche après louche au fur et à mesure de son absorption. En fin de cuisson ajoutez les zestes finement émincés et terminez par le parmesan.

A mi-cuisson du risotto : Mixez grossièrement la chapelure et les flocons d'avoine ensemble et réservez les sur une assiette plate. Enduire les morceaux de poisson avec la moutarde et les roulez-les dans la chapelure.
Faites cuire dans une poêle avec l'huile quelques minutes de chaque côté à feu moyen et dégustez immédiatement avec le risotto.