En réfléchissant bien...je crois que j'ai toujours eu un sentiment mitigé vis à vis de la période estivale...
Enfant j'aimais plutôt bien l'école et préférais de loin y aller tous les jours que devoir remplir les cahiers de vacances...je les demandais toujours (enfin je crois...) mais ne les remplissais jamais (ça c'est sûr). Si le mois d'août étais synonyme de montagne et grand air les mois de juillet n'en finissaient pas...il faisait chaud...très chaud...rester sur les canapés pour regarder la télé était insupportable (dommage car c'était le seul moment où elle était permise à la maison), jouer à la Barbie (passe-temps favori des soeurs Mets aventures) n'était, à la longue, même plus amusant...bref le seul vrai bon moment de l'été se situait autour du 1er août...lorsqu'il fallait commencer à préparer les valises, à la hâte, choisir les poupées qui feraient partie du voyage, ne pouvoir se décider et faire les yeux doux aux parents pour emporter le maximum, laisser les autres cote à cote sur le lit, histoire que personne (peluches et poupées j'entends) ne soit seul et que cette joyeuse troupe puisse converser en notre absence, puis se coucher en mettant des heures à trouver le sommeil, se lever après une nuit trop courte, fermer la maison, prendre le train (nos estomacs d'enfants ne résistant pas aux virages...et puis les jouets avaient pris notre place dans la voiture)... et puis arriver...jouer, se balader, organiser le spectacle annuel auquel toute la famille était conviée, contrainte de devoir y assister...
Plus tard, les vélos avaient pris la place des poupées, et c'était pour emporter le contenu total de nos placards que nous faisions les yeux doux aux parents...puis nous partions...toujours à la hâte, après une nuit trop courte... je délaissais le train pour accompagner mon père...ces trajets étaient sans doute le meilleur moment...celui où l'exaltation de l'arrivée est telle que l'on ne songe pas encore au départ....je me rappelle de l'air qui se rafraîchissait au cour du voyage, de la saveur du croissant acheté au beau millieu des Cévennes, à mi-parcours, des conversations sans fin, de l'odeur de l'herbe qui chatouille les narines...et de toutes les promesses que tenaient ce mois d'août : copains, vélo, jeux, liberté...le bonheur...s'il n'avait pas fallu rentrer un jour...les adieux, le nez qui pique, les lunettes de soleil pour préserver l'orgueil, et le silence sur le retour...la température qui se réchauffe, la sensation d'étouffer lorsqu'on ré-ouvre la maison, et surtout le constat que les vacances sont terminées...
Bien plus tard encore, la saison estivale était la saison du travail...des jobs d'été sans grand intérêt qui nous font languir les bancs de la fac, les vacances sans vacances quoi...au moins on évite le déchirement du retour...
Depuis que j'ai commencé ma thèse...les étés sont tous les mêmes...cette période loin de la fac et des étudiants est promise aux avancées les plus spectaculaires...mais on y place tant d'espoirs que l'on est toujours déçu...on a pas avancé...on a pas pris de vraies vacances...on écoute les récits des copains, et l'année reprend son cours comme si de rien n'était...
Alors cette année c'est pourtant le dernier été...je vais prendre des vacances...des presque vraies...les vraies elles seront pour dans quelques mois...et en attendant, les vacances, les presque vacances ou si vous ne partez pas du tout, je vous propose des petites recettes pour accompagner vos soirées d'étés.
Sur le plateau, vous reconnaissez les tomates d'amour, pour les explications, ici... pour le reste du simple et du frais parfait pour faire pleinement apprécier l'été à ceux qui, comme moi, ne sont pas encore pleinement convaincus...

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Billes de chèvre aux pistaches
Pour une 30aine de pièces
Durée : 20 mn
Coût :€

1 chèvre frais type Petit Billy
2 petites poignées de pistaches non salées
des piques en bois

Hachez finement les pistaches à l'aide d'un robot. Faites des petites boules de chèvre de la valeur d'une càc et roulez les dans la pistache. Déposez une pique en bois.

NB : il est bien évident que l'on peut remplacer les pistaches par tout autre oléagineux, ou herbes ou fruits séchés mixés.

Brochettes italiennes
Pour 20 brochettes
Durée : 15 mn
Coût: €€

20 pétales de tomates séchées maison de préférence, ici
20 billes de mozzarella
Du pesto
4/5 tranches de jambon serano
20 piques en bambou

Roulez les billes de mozzarella dans du pesto. Détaillez le jambon en filets. Sur une brochette, piquez le jambon, la mozza, puis la tomate. Réservez au frais.

Roulés de courgette au thon
Inspiré par un livret supplément CVF n°
Pour une 30aine de pièces
Durée : 45 mn
Coût : €€

3 courgettes
1 boite de thon à l'huile (taille moyenne)
100 g d'olives vertes dénoyautées
2 càc de câpres
2 càs d'huile d'olive
du basilic
Sel/Poivre

Nettoyez et pelez les courgettes. Détaillez les en lamelle dans le sens de la longueur à l'aide d'une mandoline ou d'un épluche légume. Faites cuire ces lamelles dans l'eau bouillante salée quelques minutes : il faut qu'elle restent un peu fermes. Laissez refroidir.
Hachez les olives et les câpres, ajoutez le thon et l'huile, le basilic haché. Assaisonnez.
Déposez une càc de farce au bout d'une lamelle de courgette. Roulez la sur elle même et fixez à l'aide d'un cure-dent.
Réservez au frais.